Pourquoi les femmes simulent ?

 

Si l’on parle plus fréquemment de simulation féminine, c’est parce qu’elles sont plus massivement concernées par ce manque de désir. Et surtout parce que, sans désir initial, elles parviennent beaucoup plus difficilement à l’orgasme. Un homme qui se force un peu, lui, parviendra presque toujours à une éjaculation et donc à un « minimum syndical » en terme de plaisir.

La femme, elle, non seulement ne jouit pas aussi facilement mais ne désire pas non plus de manière aussi automatique que l’homme. Chez ce dernier, l’excitation est bien souvent le fruit d’une sorte de réponse réflexe à un stimuli simple et unique (une pensée, une image érotique, la vue d’une partie de l’anatomie féminine, etc.). Chez la femme, le désir est un composé savant entre des facteurs très divers (bien-être, sentiment amoureux, attitude favorable du partenaire, caresses légères, etc.), et donc une construction fragile qui peut s’écrouler aussi facilement qu’il s’est élevé.

Les femmes font donc parfois l’amour pour satisfaire leur partenaire et sans désir réel, c’est un fait. Mais cela les condamne-t-il pour autant à simuler ? Une question qui en entraîne naturellement une autre : est-il si répréhensible que cela de simuler ? S’il s’agit simplement de « surjouer » un peu son plaisir et surtout si cela demeure ponctuel, il n’y a rien de condamnable à cela. Bien au contraire. Si cette « simulation » n’est pas qu’un écran de fumée qui vient occulter une absence totale de plaisir, cette légère emphase dans l’expression de la jouissance ne pourra qu’encourager le partenaire masculin dans la voie et les pratiques qui conviennent à la femme. Et c’est d’ailleurs pour cela que la majorité des femmes simulent de temps à autre. Moins pour « avoir la paix », comme le soupçonnent les hommes, que pour projeter sur les rapports que vous avez ensemble quelque chose de positif, et qu’elle espèrent bien voir arriver.

Évidemment, si cela devient un moyen systématique de bâcler les rapports et d’éviter un juste questionnement sur son propre plaisir, alors la simulation peut être considérée comme dangereuse pour le couple.

Très difficile de répondre à cette question, mais l’étude CSF sur la sexualité des Français nous en donne néanmoins une petite idée. En effet, s’agissant de leur dernier rapport, 76,4 % des femmes déclarent avoir atteint l’orgasme. Or 82,6 % des hommes prétendent qu’elles l’ont atteint. Il y aurait donc environ 6 % de femmes qui simulent de manière assez convaincante pour « bluffer » leur partenaire.


Voir 69 conseils pour elle et lui de Christian Foch et Frédéric Ploton.

 

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